-
Au moins 9 morts dans des raids israéliens contre le sud du Liban
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Chili : le gouvernement Kast retire son soutien à la candidature de Michelle Bachelet à l'ONU
-
Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs par un tribunal du Nouveau-Mexique
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, le Liban sévit contre l'ambassadeur d'Iran
-
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
-
Le Pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age
-
Le ministre de l'Economie français évoque "un nouveau choc pétrolier"
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux circonspects quant à la possibilité d'une trêve
-
L'économie française "percutée" par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
-
Venezuela: le chavisme est "affaibli" par Trump, dit l'opposante Maria Corina Machado à l'AFP
-
Adriana Karembeu visée par une enquête pour soustraction aux obligations parentales
-
Masters 1000 de Miami: Fils bat Vacherot et retrouve les quarts
-
Décharges sauvages: le procès Nestlé se poursuit, sans expertise supplémentaire
-
Foot: Salah et Liverpool, la fin d'une belle histoire d'amour
-
Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées
-
Ouverture du procès d'une rocambolesque tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred
-
Jeux vidéo: Epic Games licencie 1.000 personnes, cite une moindre popularité de "Fortnite"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes en ballottage défavorable en quarts face à Wolfsburg
-
TF1 annonce la fin de l'émission Téléfoot en juin
-
Guatemala: le ministre de la Défense assure combattre les gangs "sans abus" des droits humains
-
Bolloré étrille la gestion de l'audiovisuel public et défend ses médias "libres"
-
Première mondiale : une équipe du Cern parvient à transporter de l'antimatière
-
La Bourse de Paris reste prudente face aux incertitudes sur le Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux hésitent quant à une sortie de crise rapide
-
Laits infantiles: les députés se penchent sur l'action de l'Etat et des industriels
-
Bolloré sur Morandini: "justice est passée et maintenant miséricorde doit passer"
-
Foot: de l'Atlético à Orlando, Griezmann s'offre une dernière danse aux Etats-Unis
-
Dictature argentine, 50 ans après: marche contre l'oubli, lutte pour la mémoire
-
"Plus de 400 drones" russes contre l'Ukraine, l'une des pires attaques en plein jour, selon l'armée à l'AFP
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Ski alpin: Shiffrin intraitable en slalom pour se rapprocher d'un 6e gros globe de cristal
-
Les mammifères ne peuvent pas être clonés indéfiniment
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud, selon le chef de la diplomatie à l'AFP
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Voiture incendiée dans le quartier juif d'Anvers: enquête pour participation à un groupe terroriste
-
L'Afghanistan libère un prisonnier américain
-
Pédocriminels : en Autriche, des familles face au mur du silence
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud (chef de la diplomatie à l'AFP)
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sceptiques quant à une sortie de crise rapide
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris (sources proches du dossier à l'AFP)
-
Top 14: Heguy (Bayonne) hospitalisé depuis deux mois à cause d'un syndrome rare
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
-
Mercedes VLE électrique : Prix et performances ?
-
Ski: victoire et globe du géant pour Pinheiro Braathen à Hafjell, Pinturault fait ses adieux
-
Obsèques publiques de Lionel Jospin jeudi à Paris, après l'hommage national aux Invalides
-
L'état de la baleine échouée sur la côte allemande se détériore
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux dans l'expectative face aux incertitudes
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, trois morts près de Beyrouth
Pour le climat, satellites privés et publics volent à l'unisson
Face aux défis du changement climatique, les satellites sont devenus une arme indispensable.
Tant pour continuer à l'étudier que pour passer concrètement à l'action, les lancements se multiplient et donnent lieu à une coopération accrue entre agences spatiales et entreprises privées.
Parmi les secteurs de collaboration les plus fructueux: la traque des émissions de gaz à effet de serre.
L'un de ces gaz les plus puissants, le méthane, est régulièrement mesuré dans l'atmosphère par un gros satellite du programme européen d'observation de la Terre, Copernicus.
L'engin peut balayer tout le globe, mais sa résolution de l'ordre de plusieurs kilomètres rend difficile d'identifier la cause des émissions.
Voilà où les entreprises interviennent.
La canadienne GHGSat compte pour le moment neuf satellites en orbite, de la taille d'un micro-ondes. Leur mission: survoler les sites d'industries pétrolière et gazière, à la recherche de fuites de méthane.
Evoluant à plus basse altitude, ils peuvent "zoomer" au niveau de chaque site.
Des responsables de Copernicus informent régulièrement GHGSat des endroits "où il y a des concentrations accrues, que nous devrions aller voir", explique à l'AFP Stephane Germain, fondateur de la société.
GHGSat vend ensuite ses informations aux opérateurs pétroliers - comme Total, Chevron, ExxonMobil, ou Shell.
Ces derniers réalisent "qu'ils doivent mieux comprendre leur empreinte carbone", parce que "leurs propres clients" le réclament, explique Stephane Germain. Mais identifier la localisation d'une fuite parmi "des millions de pièces" peut être complexe.
Or, si la fuite vient d'une torchère éteinte (utilisée pour brûler les excès de gaz), elle peut être rallumée.
GHGSat dit avoir déjà permis d'éviter 10 millions de tonnes d'équivalent CO2 - soit les émissions de 2,2 millions de voitures sur un an.
D'autres entreprises prévoient de se lancer sur ce créneau du méthane, comme la française Absolut Sensing. Une autre, Kayrros, n'a pas de satellites à elle, mais analyse les données de Copernicus pour traquer les plus grosses fuites.
- Complémentaires -
Les montagnes de données générées par les agences publiques, combinées à la force de frappe plus ciblée du secteur privé, se révèlent ainsi complémentaires.
"La vue générale vous montre qu'il y a un problème, et la petite se concentre dessus à une plus haute résolution (...) Cela marche très bien ensemble", résume pour l'AFP Josef Aschbacher, qui a dirigé durant des années le programme Copernicus, avant de prendre la tête de l'Agence spatiale européenne (ESA).
Mais les constellations des agences gouvernementales, constituées de gros satellites très coûteux, restent la colonne vertébrale du système d'observation de la Terre.
Copernicus doit prochainement entrer dans une nouvelle phase, avec des missions comme CO2M, pour mesurer le CO2 relâché spécifiquement par les activités humaines.
La Nasa compte, elle, une trentaine de missions d'observation terrestre.
Ces six derniers mois seulement, l'agence spatiale américaine a lancé SWOT pour étudier les mouvements de l'eau sur Terre, TEMPO pour suivre la diffusion des polluants atmosphériques au-dessus des Etats-Unis, ou encore TROPICS, pour surveiller l'évolution des ouragans heure par heure.
"On peut dire que sans les satellites, nous ne comprendrions pas le problème du changement climatique, ou clairement pas autant qu'aujourd'hui", estime Josef Aschbacher. Et les avancées technologiques permettent de mesurer aujourd'hui des choses "inimaginables il y a dix ou cinq ans", souligne-t-il.
- Partenariats -
A ces missions scientifiques s'ajoutent les satellites météorologiques, de l'Agence nationale océanique et atmosphérique (NOAA) côté américain, et d'EUMETSAT côté européen.
Ceux-ci sont également cruciaux face au changement climatique, rappelle Mitch Goldberg, chef scientifique chez NOAA.
D'une part, ce sont leurs données, récoltées depuis des dizaines d'années, qui permettent de mesurer les changements et d'alimenter les modèles climatiques pour l'avenir.
D'autre part, ils jouent un rôle majeur dans l'adaptation face au réchauffement climatique.
Pour réduire l'impact de catastrophes naturelles, appelées à se multiplier, "il faut de meilleures prévisions météo", permettant par exemple d'ordonner des évacuations précoces, souligne Mitch Goldberg.
Là aussi, l'agence a lancé des partenariats avec le secteur privé. Elle utilise par exemple la constellation de la compagnie GeoOptics pour collecter des informations sur l'humidité ou la température de l'atmosphère.
"Il y aura de plus en plus d'entreprises avec des capacités", souligne Mitch Goldberg. "Nous leur demandons: qu'avez-vous à disposition qui pourrait être pertinent pour NOAA?"
Selon un rapport des sociétés Inmarsat et Globant, si les technologies satellitaires actuelles étaient universellement adoptées - par exemple pour optimiser les trajets des cargos et avions - elles permettraient de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 9%, contre 2,5% actuellement.
K.Thomson--BTB