-
Euro de natation: Léon Marchand forfait sur les 200 et 400 m quatre nages
-
Angleterre: le milieu brésilien Bruno Guimaraes rejoint Arsenal
-
Tour de France: la lauréate sortante Pauline Ferrand-Prévot abandonne avant la 8e étape
-
Violences sexuelles sur mineurs : le gouvernement se penche sur les défaillances des enquêtes
-
A Kiev, dernier adieu à un bénévole qui a consacré sa vie aux morts
-
Euro d'athlétisme: Duplantis, Werro, Jacobs, les stars à suivre à Birmingham
-
Violences sexuelles sur mineurs: un courrier de Darmanin pointe les défaillances des enquêtes
-
Le Sénat américain approuve la nomination de Todd Blanche comme ministre de la Justice
-
Zelensky en Serbie pour sa première visite chez cet allié de Moscou
-
Vin: une étude sur sept siècles montre les ravages du dérèglement climatique
-
En Hongrie, l'attente et le doute dans l'audiovisuel public après un mois sans JT
-
Début des vendanges en Bourgogne, un nouveau record de précocité
-
Plages désertes et "odeur insupportable": le Mexique lutte contre les sargasses
-
Pour les Afro-Américains de Memphis, voter pour exister dans un Etat à la carte électorale redessinée
-
Arrêter la guerre en Ukraine ? Le parti russe d'opposition Iabloko y croit
-
Lise Klaveness, l'anti-Infantino canal historique
-
Indemnité carburant pour "grands rouleurs": la date limite de dépôt reportée à fin août
-
"Je ne voulais pas me voir dans les miroirs": l'impact psychologique de la reconstruction mammaire
-
Amazon fait construire au Texas une immense centrale à gaz pour ses centres de données
-
Présidentielle: Gabriel Attal porte plainte, dénonçant une ingérence russe
-
Nocturne et amatrice de café: une nouvelle espèce de grenouille découverte au Costa Rica
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit" le narcotrafic
-
Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans pour des violences sur deux femmes
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
-
Yémen: nouvelles attaques meurtrières des rebelles houthis dans une région pétrolifère
-
Tour de France: Niewiadoma, géante de Provence
-
La Bourse de Paris termine en hausse et poursuit sa course aux records
-
Tour de France: Niewiadoma s'impose au sommet du Ventoux et endosse le maillot jaune
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes et de désespoir pour l'agriculture
-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
Pour affronter le changement climatique, Berlin se transforme en éponge
Un trou béant de 20 mètres de profondeur éventre le coeur de Berlin. D'ici deux ans, ce chantier titanesque donnera naissance au plus grand réservoir de la capitale allemande, capable de recueillir des eaux devenues précieuses.
"Avant, l'objectif était d'évacuer les eaux de pluie pour traverser la ville sans bottes de caoutchouc", plaisante le porte-parole de la gestion des eaux de Berlin, Stephan Natz, casque de chantier vissé sur la tête au bord du cratère de béton.
Mais la métropole a changé de cap et oeuvre désormais à stocker l'eau de pluie là où elle tombe pour limiter les inondations et lutter contre la sécheresse.
C'est le concept de la "ville-éponge", théorisé dès les années 1970 et adopté en 2018 par Berlin.
Aux Etats-Unis, en Chine, en Europe, de nombreuses centres urbains se sont convertis à cette démarche qui propose d'absorber, collecter, drainer et ré-utiliser les eaux de ruissellement.
Le changement climatique entraîne "une répartition plus discontinue des pluies, c'est-à-dire des sécheresses auxquelles succèdent de fortes pluies, et un réchauffement toujours croissant, qui augmente l'évaporation", explique M. Natz.
- Cinq piscines olympiques -
Symbole de la transformation en cours : la réserve d'eau géante en construction dans le centre de la capitale, à moins de deux kilomètres de l'emblématique Porte de Brandebourg.
Le bassin de 40 mètres de diamètre recueillera près de 17.000 m3 d'eau --cinq fois la capacité d'une piscine olympique-- la stockera puis l'enverra en station d'épuration.
Car avec un système d'égouts vieux de 150 ans et des intempéries plus extrêmes que dans le passé, la ville n'est plus capable de gérer à la fois les eaux usées et les eaux de pluie: "en cas de fortes pluies, les eaux se mélangent et débordent jusque dans le fleuve de la Spree, provoquant la mort des poissons et une pollution visuelle", explique Stephan Natz.
Dans le même temps, Berlin, pourtant construite sur d'anciens marais, fait face à un sévère manque d'eau depuis plusieurs années.
Après cinq ans de sécheresse, les nappes phréatiques n'ont toujours pas retrouvé leur niveau normal, selon des données de l'Institut Leibniz pour l'écologie des eaux douces et la pêche.
"Il y a eu une lente prise de conscience de la valeur de l'eau à Berlin. C'est l'un des endroits les plus secs d'Allemagne", souligne Darla Nickel, la directrice de l'Agence de gestion des eaux de pluie de la capitale allemande, créée pour accompagner la transformation de la ville en éponge.
Chaque nouveau projet immobilier est désormais tenu d'appliquer cette stratégie en développant des techniques de récolte des eaux de pluie.
Sorti de terre il y a environ 5 ans, le Quartier 52 degrés Nord, dans le sud-ouest de la ville, applique avec soin les nouveaux préceptes.
Autour de trois grands bassins en enfilade où le vent souffle dans les roseaux, jeunes parents avec poussettes, enfants et personnes âgées se côtoient joyeusement.
- "tout simple !" -
L'eau de pluie "est collectée sur les toits végétalisés et dans ces bassins. L'eau s'évapore, créant ainsi un air plus agréable", explique Darla Nickel. Les trottoirs végétalisés sont également inclinés pour que l'eau s'infiltre plus facilement dans les sols.
"Vous voyez ça peut être vraiment tout simple!" s'exclame Mme Nickel.
Mais l'enjeu est aussi de multiplier ce type de mesures en coeur de ville -- même si Berlin est deux fois moins dense que Paris.
"Nous avons progressé beaucoup plus lentement avec le bâtiment existant qu'avec les nouvelles constructions", concède Darla Nickel.
Dans un quartier historique de Berlin, une place est par exemple en cours de rénovation pour collecter l’eau de pluie et l'injecter dans les nappes phréatiques.
L'agence de gestion des eaux de pluie accompagne plus d'une trentaine de projets en lien avec la "ville-éponge".
La municipalité incite aussi les particuliers à installer des récupérateurs d'eau ou un toit végétal en les exemptant de redevance pour la gestion et l'épuration des eaux de pluie.
Les responsables locaux sont néanmoins conscients qu'il faudra plusieurs générations avant que Berlin ne devienne vraiment une "éponge". "Reste à savoir si le changement climatique nous en laissera le temps", observe Stephan Natz.
L.Janezki--BTB