-
Nocturne et amatrice de café: une nouvelle espèce de grenouille découverte au Costa Rica
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit" le narcotrafic
-
Le rappeur Moha La Squale condamné à deux ans pour des violences sur deux femmes
-
Colombie: le président de la Espriella promet de combattre "sans répit le narcoterrorisme"
-
La justice bloque à nouveau la salle de bal de Trump, qui va saisir la Cour suprême
-
De la Espriella, un millionnaire pro-Trump à la présidence de la Colombie
-
Colombie: le président Abelardo de la Espriella soutenu par Trump, entre en fonctions
-
Au Porge, sinistré par le mégafeu, une soirée de solidarité avec les commerçants
-
Les Bourses mondiales touchent des sommets après l'emploi américain
-
Yémen: nouvelles attaques meurtrières des rebelles houthis dans une région pétrolifère
-
Tour de France: Niewiadoma, géante de Provence
-
La Bourse de Paris termine en hausse et poursuit sa course aux records
-
Tour de France: Niewiadoma s'impose au sommet du Ventoux et endosse le maillot jaune
-
Canicules et sécheresse : un été de pertes et de désespoir pour l'agriculture
-
Culottes menstruelles : les règles du remboursement précisées
-
En Thaïlande, "choc" et "incrédulité" dans un lycée après une fusillade mortelle
-
Emploi américain moins bon que prévu, les Bourses en hausse
-
Dans les ruines de Gaza, la laborieuse renaissance de l'apiculture sur les toits
-
En Gironde, des vétérinaires au chevet de la faune sauvage après le mégafeu
-
Pour combattre les moustiques, une entreprise américaine en relâche 600.000 dans les jardins
-
Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense en pleine guerre au Moyen-Orient
-
Wall Street en hausse, la faiblesse de l'emploi nourrit l'espoir d'une Fed plus conciliante
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après le mégafeu à l'ouest d'Athènes
-
Apple et OpenAI durcissent leur bataille judiciaire sur les futurs appareils du créateur de ChatGPT
-
Yémen: nouvelle attaque meurtrière des rebelles houthis en deux jours
-
Emploi à la RATP et fonctions d'élu: plainte de AC!! Anti-Corruption visant Bally Bagayoko
-
Nice-Matin dénonce l'agression d'une journaliste par un élu municipal de Cagnes-sur-Mer
-
Face à la guerre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie scellent un pacte de défense
-
Euro de natation: Olivier et Fontaine offrent aux Bleus deux médailles en eau libre
-
L'Eglise détaille le riche programme du pape en France fin septembre
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente des chiffres de l'emploi américain
-
Duralex: deux entrepreneurs français et un fonds hongkongais en lice
-
Grèce : trois personnes en détention provisoire après l'incendie à l'ouest d'Athènes
-
"Retour en force" progressif de la chaleur dans les prochains jours en France
-
Le chômage progresse une nouvelle fois en France et dépasse l'ère Covid
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis cinq personnes dans son lycée
-
Les dirigeants saoudien, turc et pakistanais réunis à Jeddah pour sceller un accord de défense
-
Un cas de rougeole signalé au parc d'attractions Universal Studios en Californie
-
En Afrique du Sud, après l'exil massif de migrants, la pénurie de main-d'œuvre
-
Dans l'Ukraine post-remaniement, la révolution des drones poursuit sa route
-
Présidentielle: la France "ne tolérera aucune tentative d'ingérence étrangère", prévient le chef de la diplomatie
-
A New York, le souvenir d'un Tibétain en exil immolé par le feu
-
La Bourse de Paris toujours en hausse au-dessus des 8.700 points
-
Hantavirus: isolement à domicile recommandé pour les contacts proches du touriste franco-argentin
-
Les Bourses européennes en hausse dans l'attente de l'emploi américain
-
Au Royaume-Uni, la sécheresse des terres agricoles menace la sécurité alimentaire
-
Thaïlande: un adolescent tue ses grands-parents puis six personnes dans son lycée
-
Grand âge : l'hôpital contraint de se réinventer face au défi du vieillissement
-
Dans l'agriculture, le parcours des combattantes
-
WTA 1000 de Toronto: Sabalenka, Pegula et Swiatek en contrôle vers les 8es de finale
En Thaïlande, des systèmes de détection des tsunamis pour éviter que le pire ne se reproduise
A presque 1.000 kilomètres des côtes thaïlandaises dévastées par le tsunami de 2004, des ingénieurs plongent une bouée de détection en mer, un maillon indispensable pour un système de prévention destiné à ce qu'un désastre aussi meurtrier ne se reproduise plus.
Le 26 décembre 2004, un séisme de magnitude 9,1, au fond de l'océan Indien, déclenche un tsunami gigantesque qui fait environ 230.000 morts dans une dizaine de pays d'Asie du Sud et du Sud-Est.
A l'époque, les systèmes de prévention étaient rudimentaires et il était impossible d'avertir les millions de personnes vivant sur les côtes de l'océan Indien en avance.
Dans les années qui ont suivi, plusieurs gouvernements se sont rassemblés pour développer un système mondial d'information sur les tsunamis, en s'appuyant sur un réseau de six bouées de détection dans le Pacifique mis en place par la National Oceanic and Atmospheric Administration des États-Unis.
Connu sous le nom de Deep-Ocean Assessment and Reporting of Tsunami (DART), le système compte aujourd'hui 74 bouées dans le monde.
Chacune d'elles flotte à la surface tout en étant attachée au fond marin. Les bouées surveillent les signaux d'un capteur sismique placé tout en bas, ainsi que les changement du niveau de l'eau.
Installées dans certains des environnements de travail les plus difficiles sur terre, ces bouées qui fonctionnent sur batterie doivent être remplacées tous les deux ans. A l'heure actuelle, seules 50 d'entre elles sont opérationnelles, mais le réseau a été justement conçu assurer une couverture en tout état de cause.
Plus tôt ce mois-ci, l'équipage du navire de recherche M.V Seafdec ont délicatement plongé une bouée de remplacement, un cylindre jaune d'environ deux mètres de diamètre, dans l'océan Indien, à 965 kilomètres des côtes Thaïlandaises.
La même équipe a également cherché à remplacer une bouée dans la mer d'Andaman, a 340 kilomètres des côtes. Mais elle a échoué et va mener une nouvelle mission dans les semaines à venir.
Le système d'alerte "a une grande utilité, il peut sauver des vies sur les côtes" affirme Shawn Stoeckley, un ingénieur mécanique de la Science Applications International Corporation (SAIC), une des plus grandes entreprises technologiques américaines.
- Une alerte en 5 minutes -
En Thaïlande, le tsunami a tué plus de 5.000 personnes selon les données officielles, et 3.000 sont portées disparues.
Désormais, le pays dispose de deux bouées DART reliées par un satellite à 130 tours de contrôle dans six provinces côtières, toutes équipées de sirènes et de hauts-parleurs qui diffusent en cinq langues.
Avant 2004, 15 à 50 minutes pouvaient passer avant qu'une alerte soit diffusée, affirme Laura Kong, directrice du centre international d'information sur les tsunamis appartenant à l'Unesco.
"Aujourd'hui nous pouvons typiquement recevoir une alerte en 5 à 7 minutes".
Un jour, le système fera ses preuves, insistent les experts de l'ONU.
Il y a "100% de chances" qu'un autre tsunami de même ampleur qu'en 2004 ait lieu un jour ou l'autre, a alerté Bernado Aliaga, le chef de la section résilience aux tsunamis de l'Unesco, lors d'une conférence marquant les 20 ans du drame: "cela pourrait arriver demain, dans 50 ans, ou dans 100 ans".
Contrairement à il y a 20 ans, les téléphones portables sont désormais omniprésents et des applications d'alertes disponibles, mais les tours de contrôle sont toujours vitales, selon des résidents locaux.
Songsil Nodharith, 51 ans et chef du village de Khuak Khak dans le sud de la Thaïlande, a aidé les habitants à évacuer "sans même prendre leurs affaires" lors d'une fausse alerte de nuit l'année dernière. Il appelle les autorités à faire en sorte que le système soit correctement entretenu.
Au Sri Lanka, où 31.000 personnes sont décédées en 2004, les trois quarts des 77 tours d'alerte tsunami ne sont plus opérationnelles car les équipements de communication sont devenus obsolètes, a indiqué à l'AFP le chef du centre de gestion des catastrophes de l'île, Udaya Herath.
A la place, les entreprises de télécommunications ont identifié 70.000 "contacts clés" dans les zones côtières, comme des gérants d'hôtels, pour recevoir des alertes et des ordres d'évacuation en cas de danger imminent.
En Thaïlande, des fausses alertes ont parfois provoqué la panique, mais cela n'empêche pas les habitants d'avoir foi dans le système.
Le village de pêcheurs de Ban Nam Khem, au sud de la Thaïlande a été le plus durement touché en 2004. Des chalutiers se sont abattus sur des maisons et 800 habitants ont été tués.
Manasak Yuankaew, 48 ans et désormais chef du village, a perdu quatre membres de sa famille ce jour-là.
"On a notre mot à dire, ici", dit-il à l'AFP. "s'enfuir 100 fois pour rien vaut mieux que ne pas fuir au moment crucial".
E.Schubert--BTB