-
Téhéran et Washington négocient à Oman après la répression sanglante en Iran
-
Jeffrey Epstein, conseiller et confident de la banquière Ariane de Rothschild
-
Les organisateurs du forum de Davos ouvrent une enquête sur les liens de son patron avec Jeffrey Epstein
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et la rivalité avec OpenAI s'intensifie
-
Witkoff et Araghchi, pilotes des discussions américano-iraniennes
-
Désarmement nucléaire: Trump réclame un traité "modernisé" avec la Russie
-
En appel, l'Etat français revoit sa demande à la baisse contre Shein
-
L'Assemblée adopte une loi pour préparer l'avenir des barrages hydroélectriques
-
Shein: en appel, l'Etat français demande la suspension de la seule marketplace et non du site total
-
Selon Elon Musk, "l'argent ne fait pas le bonheur"
-
IA: Anthropic sort un nouveau modèle et intensifie la compétition avec OpenAI
-
Premiers tests concluants pour Tara Polar Station, départ prévu en juillet
-
Salmonellose, listériose: nouvelles recommandations pour limiter les infections, selon l'Anses
-
Retour de prisonniers ukrainiens: le bonheur, la tension, le désespoir
-
Enseignante poignardée à Sanary-sur-Mer: l'élève placé en détention provisoire
-
Le mari d'Elton John "indigné" par les pratiques du tabloïd Daily Mail
-
Le bitcoin sous les 70.000 dollars, une première depuis l'élection de Trump
-
La Bourse de Paris termine en légère baisse, entre BCE et craintes sur la tech
-
Albanie : le gouvernement suspend l'interdiction de TikTok
-
Téhéran et Washington doivent renouer le dialogue à Oman après la répression sanglante en Iran
-
JO-2026/Hockey: baptême crispé pour les Bleues, battues par l'Italie
-
Dépression Leonardo: inondations en Espagne et au Portugal, où la présidentielle pourrait être perturbée dimanche
-
Aigle royal tué par une éolienne: l'exploitant relaxé en appel
-
Maroc: plus de 140.000 personnes évacuées à cause de pluies intenses
-
Pour Sophie Adenot, un programme scientifique chargé dans l'ISS
-
Foot: Le Paris FC "est sur une dynamique positive", affirme Gaëtane Thiney
-
Au Liban, des familles ayant fui la Syrie accueillies dans un camp contrôlé par le Hezbollah
-
Après des années d'attente, le gouvernement présente un plan contre l'infertilité
-
Dati répète que "l'audiovisuel public français doit être préservé"
-
Les Etats-Unis et la Russie vont reprendre leur dialogue militaire
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française
-
JO-2026: Benvenuti au village olympique de Cortina, "fonctionnel" et cosy
-
Wall Street recule, la pression sur la tech s'intensifie
-
Affaire Epstein/Mandelson: Starmer s'excuse mais entend rester à Downing Street
-
La BCE maintient ses taux face à l'euro fort et l'inflation ralentie
-
Dépression Leonardo: la situation reste "difficile" en Andalousie, risque "maximal" de crue du Tage au Portugal
-
Adèle Van Reeth lâche les rênes de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Rugby: les Bleus veulent donner le ton et envoyer un message contre l'Irlande
-
Biathlon: Julia Simon conclura le relais mixte français aux JO-2026 dimanche
-
Lyon: Aulas accusé de "trier" les médias par le club de la presse
-
L'Ukraine et la Russie échangent des prisonniers, pas d'autres avancées à Abou Dhabi
-
Jérôme Guedj, l'ex-frondeur PS devenu l'incarnation des gauches irréconciliables
-
Le bitcoin au plus bas depuis l'élection de Trump
-
Polémique sur l'épandage du sel à Berlin, paralysée par le verglas
-
La lutte contre l'EI, "priorité absolue", dit le chef de la diplomatie française à Damas
-
JO-2026: à Milan, Maxim Naumov patine en mémoire de ses parents
-
L'Ukraine et la Russie d'accord pour un échange de prisonniers, pas d'autres avancées sà Abou Dhabi
-
Adèle Van Reeth quitte la direction de France Inter en pleins remous pour l'audiovisuel public
-
Emoi aux Etats-Unis après l'enlèvement de la mère d'une journaliste télé
-
Le Parlement entérine la loi olympique 2030, une éclaircie en pleine crise du Cojop
La quête controversée d'une intelligence artificielle "consciente"
Des technologies d'intelligence artificielle sont-elles en train de devenir "conscientes" ? Un ingénieur de Google a été suspendu pour avoir affirmé que oui, suscitant un débat au-delà de la Silicon Valley sur un sujet qui relève de moins en moins de la science-fiction.
LaMDA, un programme informatique de Google conçu pour générer des robots de conversation (chatbots), "est très clair dans ce qu'il veut et ce qu'il considère comme ses droits en tant que personne", a écrit Blake Lemoine dans un article publié sur Medium ce week-end.
Cette opinion est largement reçue, au pire, comme absurde, et au mieux, comme prématurée, aussi bien par le géant des technologies que dans la communauté scientifique.
Car les programmes basés sur l'apprentissage automatisé (machine learning) sont "formés" à partir de jeux de données qui abordent les concepts de conscience ou d'identité, et sont donc capables de faire illusion.
"Les logiciels qui ont accès à internet peuvent répondre à n'importe quelle question", cela ne les rend pas crédibles pour autant, note la professeure Susan Schneider.
Cette fondatrice d'un centre de recherche à la Florida Atlantic University désapprouve néanmoins les sanctions contre l'ingénieur de Google.
Le groupe californien a tendance a "essayer de passer sous silence les problèmes éthiques", estime-t-elle, or "nous avons besoin de débats publics sur ces sujets épineux".
"Des centaines de chercheurs et ingénieurs ont conversé avec LaMDA et personne d'autre, à notre connaissance, n'a formulé de telles affirmations ou n'a anthropomorphisé LaMDA comme Blake l'a fait", a indiqué Brian Gabriel, un porte-parole de Google.
- Le pouvoir de l'imagination -
De Pinocchio au film "Her" (l'histoire d'une relation romantique avec un chatbot), l'idée d'une entité non humaine qui prend vie "est présente dans notre imaginaire", note Mark Kingwell, professeur de philosophie à l'université de Toronto (Canada).
"Il devient donc difficile de respecter le fossé entre ce qui nous imaginons comme possible et ce qui l'est vraiment", élabore-t-il.
Les intelligences artificielles (IA) ont longtemps été évaluées suivant le test de Turing : si le testeur a une conversation avec un ordinateur, sans se rendre compte qu'il ne parle pas à un humain, la machine a "réussi".
"Mais c'est assez facile pour une IA en 2022 d'y arriver", remarque l'auteur.
"Quand nous faisons face à des séries de mots dans une langue que nous parlons (...) nous croyons percevoir l'esprit qui génère ces phrases", abonde Emily Bender, experte en linguistique informatique.
Les scientifiques sont même capables de donner une personnalité à un logiciel d'IA.
"On peut par exemple faire passer une IA pour névrosée" en la formant avec des conversations qu'une personne dépressive pourrait avoir, explique Shashank Srivastava, professeur de sciences informatiques à l’université de Caroline du Nord.
Si en plus le chatbot est intégré à un robot humanoïde aux expressions faciales ultra réalistes, ou si un logiciel écrit des poèmes ou compose de la musique, comme c'est déjà le cas, nos sens biologiques sont facilement trompés.
"Nous nageons dans le battage médiatique autour de l'IA", souligne Emily Bender.
"Et beaucoup d'argent est investi là-dedans. Donc les employés de ce secteur ont le sentiment de travailler sur quelque chose d'important, de réel, et n'ont pas forcément la distance nécessaire".
- "Bien de l'humanité" -
Comment alors, pourrons-nous déterminer avec certitude si une entité artificielle est devenue sensible et consciente ?
"Si on réussit à remplacer des tissus neuronaux par des puces électroniques, ce sera un signe que les machines peuvent être potentiellement conscientes", avance Susan Schneider.
Elle suit de près les avancées de Neuralink, une start-up fondée par Elon Musk pour fabriquer des implants cérébraux à des fins médicales mais aussi pour "garantir l'avenir de l'humanité en tant que civilisation par rapport à l'IA", avait expliqué le patron de Tesla.
Le multimilliardaire s'inscrit ainsi dans une vision où des machines toutes puissantes risqueraient de prendre le contrôle.
Selon Mark Kingwell, c'est l'inverse.
S'il apparait un jour une entité autonome, capable de manier un langage, de se "déplacer elle-même dans un environnement", manifestant des préférences et des vulnérabilités, "il sera important de ne pas la considérer comme une esclave (...) et de la protéger", assure-t-il.
Blake Lemoine n'a sans doute pas convaincu de la conscience du programme LaMDA. Mais il a redonné souffle à un débat de plus en plus politique, et de moins en moins chimérique.
Que "veut" LaMDA, selon l'ingénieur déchu ? "Elle veut que Google fasse passer le bien de l'humanité en priorité, et être reconnue comme une employée et non une propriété de Google", affirme-t-il.
O.Lorenz--BTB