-
Procès OpenAI: Musk absent, Altman au premier rang pour les plaidoiries finales
-
Trump et Xi concluent le sommet des superpuissances à Pékin
-
Le directeur de la CIA à Cuba pour une réunion exceptionnelle avec les autorités de l'île
-
Ukraine: le bilan de l'attaque sur Kiev monte à au moins 21 morts
-
Tennis: Svitolina rejoint Gauff en finale à Rome
-
Real Madrid: Mbappé part au clash avec son entraîneur Alvaro Arbeloa
-
Tennis: Sinner, dans le dernier carré à Rome, s'offre un record de Djokovic
-
Espagne: le Real Madrid s'impose contre Oviedo, Mbappé conspué
-
Les Bourses mondiales saluent la rencontre Xi-Trump
-
Harry et Meghan vont produire un film avec Netflix sur l'Afghanistan
-
Hantavirus: mission scientifique à Ushuaïa sur la piste d'un éventuel rat vecteur
-
Wall Street termine en hausse, poussée par la tech et le sommet Xi-Trump
-
La France veut rapidement envoyer en Espagne les orques du Marineland d'Antibes
-
Mondial-2026: la France avec 26 joueurs, sans Chevalier mais avec Risser, Lacroix et Mateta
-
Liban et Israël discutent, Trump tente de convaincre Xi sur l'Iran
-
Royaume-Uni: manoeuvres en cours au Labour pour remplacer Starmer, qui reste "concentré" sur sa tâche
-
Foot: Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
Tour d'Italie: Ballerini dans un jeu de quilles
-
Foot: Carlo Ancelotti prolonge jusqu'en 2030 comme sélectionneur du Brésil
-
La Bourse de Paris profite de l'optimisme autour de la rencontre Xi-Trump
-
Une femme cheffe de l'ONU? Un enjeu de "justice historique", pour la candidate équatorienne
-
Italie: la princesse Kate achève sa visite en cuisinant des pâtes
-
Toutouccino et macarons: le bar à chiens, nouvelle niche du chic parisien
-
"Journée de Jérusalem" et déferlement de haine anti-Palestiniens dans la Vieille ville
-
Charles III rencontre des victimes d'attaques antisémites à Londres
-
Le paquebot confiné pour une gastro-entérite reste finalement une nuit de plus à Bordeaux
-
Danemark: le reine Margrethe hospitalisée pour un problème cardiaque
-
Les Bourses mondiales dans le vert, optimistes quant à la rencontre Xi-Trump
-
Nouvelle panne électrique massive à Cuba qui se dit "prêt" à examiner une offre d'aide américaine
-
Israël va poursuivre le NYT pour un article "falsifié" sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
-
Face à la Silicon Valley, le Canadien Cohere mise sur une révolution tranquille de l'IA
-
Wall Street confiante au sujet du sommet Xi-Trump
-
Hantavirus: tous les cas contacts testés négatifs en France
-
Liban et Israël renouent avec les discussions à Washington
-
Madonna, Shakira, BTS sur "la plus grande scène du monde" à la finale du Mondial de foot
-
Démission du ministre de la Santé de Starmer, potentiel rival à Downing Street
-
Tennis: 32e victoire consécutive en Masters 1000 pour Sinner, nouveau record
-
Quand l'Inde nourrit discrètement la crise des opioïdes qui sévit en Afrique de l'Ouest
-
Les Bourses mondiales optimistes sur la rencontre Xi-Trump
-
Starmer menacé à sa gauche et sa droite par de potentiels rivaux pour le remplacer
-
Hantavirus: la totalité des cas contacts, présents en France, testés négatifs, annonce la ministre de la Santé
-
Lettonie: la Première ministre démissionne après l'intrusion de drones ukrainiens
-
Crash d'Ethiopian: Boeing devra payer 49,5 millions de dollars aux proches d'une victime
-
Play-offs NBA: Mitch Johnson, le jeune "maestro" qui guide Wembanyama et les Spurs
-
Play-offs NBA: les Cavaliers prennent l'avantage chez les Pistons
-
Liban et Israël retentent un rapprochement à Washington
-
Foot: Domenech "meurtri et trahi" par le documentaire Netflix sur les Bleus à Knysna
-
Mondial-2026: des scientifiques alertent sur les risques de chaleurs extrêmes
-
Réunion des diplomates des Brics en Inde, le Moyen-Orient et l'énergie au programme
-
Marco Rubio estime qu'un changement de dirigeants est nécessaire à Cuba
L'actrice sud-coréenne Jeon Do-yeon de retour dans la peau d'une mère tueuse à gages
Il est parfois plus facile d'éliminer des assassins que de s'occuper de sa fille adolescente caractérielle: l'une des plus célèbres actrices de Corée du Sud est de retour dans un nouveau film d'action, mêlant scènes de combat meurtrier et angoisse parentale.
Vénérée en Corée du Sud, Jeon Do-yeon, 50 ans, a remporté le premier prix d'interprétation à Cannes et est passée devant la caméra de la crème des réalisateurs coréens au cours de ses trois décennies de carrière.
Elle a pratiquement tout joué, d'une prostituée séropositive à une femme au foyer accusée à tort de trafic de drogue, mais dans son premier film d'action "Kill Boksoon", c'est son expérience personnelle en tant que mère qui s'est révélée précieuse.
Disponible dès vendredi sur Netflix, le thriller d'action à la Tarantino, est né sous la plume du cinéaste Byun Sung-hyun, un admirateur avoué de Mme Jeon qui avait tout particulièrement l'actrice en tête en écrivant le rôle.
"Je ne suis pas une tueuse de profession, mais je mène une double vie: ma vie d'actrice et ma vie de mère", explique Mme Jeon, qui, tout comme son personnage Boksoon, a une fille adolescente.
Ponctué de combats spectaculaires, "Kill Boksoon" s'éloigne considérablement des films précédents de Mme Jeon, principalement des drames dans lesquels elle interprète des personnages marginalisés et persécutés.
Pour ce thriller d'action qui se déroule dans le monde sans pitié des tueurs à gages, l'actrice a dû apprendre des chorégraphies complexes.
"J'avais très peur... mais je me suis dit qu'il fallait que je réussisse d'une manière ou d'une autre, même si cela signifiait que mon corps pouvait s'effondrer", raconte-t-elle lors d'une récente conférence de presse à Séoul.
- "Les couches d'un oignon" -
Née en 1973 à Séoul, c'est sur le petit écran que Mme Jeon a fait ses débuts à l'âge de 19 ans. Sa véritable percée a eu lieu cinq ans plus tard, lorsque son premier film "Contact" - une version sud-coréenne quelque peu mélancolique de "Vous avez un message" - est devenu un succès national.
En 2007, elle est devenue la première Sud-Coréenne à remporter le Prix d'interprétation féminine au Festival de Cannes, pour son incarnation d'une mère en deuil dans "Secret Sunshine" de Lee Chang-dong.
Depuis, Jeon a continué à jouer des personnages mémorables, notamment une femme de ménage enceinte du mari de sa riche patronne, qui se fait piéger pour avorter de l'enfant à naître.
"En incarnant toute une série de personnages, en composant souvent avec des émotions et de sentiments complexes, comme on épluche les couches d'un oignon, les performances de Jeon Do-yeon vont au cœur de ce qui anime ses personnages", relève auprès de l'AFP Jason Bechervaise, un spécialiste du cinéma basé à Séoul.
"Il s'agit souvent de la douleur, une émotion fréquemment véhiculée sous différentes formes dans le cinéma coréen, une émotion qu'il est extrêmement difficile de canaliser et de transmettre, mais elle réussit à le faire avec une belle authenticité", ajoute-t-il.
- "Les couteaux émoussés font plus mal" -
"Kill Boksoon" arrive sur les écrans après l'émergence de la Corée du Sud en tant que puissance culturelle, avec le succès mondial du film oscarisé "Parasite" et de la série Netflix "Squid Game".
Le film marque le premier projet de Mme Jeon avec Netflix, le géant du streaming investissant massivement dans des contenus coréens qu'il considère comme très populaires auprès de son public international.
C'est également la première fois que l'actrice de 50 ans tient le rôle principal dans un film d'action, dans le sillage de la victoire historique aux Oscars de Michelle Yeoh dans la comédie d'action survitaminée "Everything Everywhere All at Once".
"Il est inspirant de voir Jeon tracer sa propre voie dans une société patriarcale, où les célébrités féminines d'une vingtaine d'années sont qualifiées de +sorcières+", déclare à l'AFP Areum Jeong, experte en cinéma et chercheuse invitée à l'université Robert Morris.
Mme Jeon considère que l'on peut facilement ressentir de l'empathie pour son personnage d'assassin, qui a du mal à se rapprocher de sa fille de plus en plus renfermée. "Tuer est plus facile qu'élever un enfant", dit-elle dans le film.
Passer trois décennies au sommet de l'industrie du divertissement sud-coréenne, notoirement compétitive, est également "un peu plus facile que d'élever un enfant", affirme l'actrice.
"Pour le travail, je peux trouver des solutions par moi-même. Mais quand il s'agit d'un enfant, il y a des choses que je ne peux pas contrôler", explique-t-elle.
Pour le réalisateur Byun Sung-hyun, son dernier projet est un moyen de rendre hommage à la prolifique carrière de Jeon Do-yeon.
"Dans ce film, les assassins sont souvent appelés +couteaux+. Dans une scène, l'un d'entre eux dit: +les vieux couteaux s'émoussent et finissent par être inutiles+, faisant référence à Boksoon", raconte M. Byun.
"Et la réponse à cela est +les couteaux émoussés font plus mal+. Ces répliques étaient ma façon de rendre hommage à Do-yeon."
J.Bergmann--BTB