-
Air France tourne une page de son histoire en quittant Orly
-
Mondiaux de patinage: Ilia Malinin sacré pour la troisième fois de suite, Adam Siao Him Fa 5e
-
Voile: Guirec Soudée, skipper le plus rapide contre vents et courants dominants
-
Un attentat à l'explosif devant la Bank of America déjoué à Paris
-
Au pied des terrils, les vestiges industriels de Charleroi attirent les fans d'"urbex"
-
Top 14: Toulouse s'adjuge le choc face à un Montpellier bis
-
Foot: le Sénégal, bien que déchu de son titre, présente le trophée de la CAN-2025 au Stade de France
-
Etats-Unis: nouvelle vague de manifestations contre Donald Trump, la troisième en moins d’un an
-
Des frappes russes font quatre morts en Ukraine, un enfant tué en Russie, selon les autorités
-
Attentat déjoué à Paris devant la Bank of America
-
Au Liban, un demi-million d'élèves privés d'école à cause de la guerre et des déplacements forcés
-
Poison ou remède? Des collégiens domestiquent l'intelligence artificielle
-
Vers une possible reconduction du moratoire sur les taxes numériques à l'OMC
-
A une semaine de Pâques, Nestlé se fait voler douze tonnes de barres KitKat
-
Grèce : 22 migrants morts et 26 rescapés après six jours d'errance en mer
-
A Fresnes, mairie saccagée et vitrines brisées avant l'installation du nouveau maire
-
CNews: des parlementaires saisissent l'Arcom pour des propos sur le maire de Saint-Denis
-
Zelensky affirme que l'Ukraine et les Émirats arabes unis sont "convenus de coopérer" en matière de défense
-
Grèce: 22 migrants morts après six jours d'errance en mer
-
Les bateaux d'aide humanitaire vers Cuba localisés, les équipages "sains et saufs"
-
La méningite tue plus de 250.000 personnes par an dans le monde, selon une étude
-
Foot: l'équipe d'Iran rend hommage aux victimes d'une frappe sur une école attribuée aux Etats-Unis
-
Plus de 800 kilos d'écailles de pangolins saisis à Singapour
-
Les Houthis s'engagent dans la guerre au Moyen-Orient en visant Israël
-
Air France quitte Orly pour se recentrer sur Paris-Charles de Gaulle
-
Depuis Monaco, le pape Léon XIV dénonce les "abîmes entre pauvres et riches"
-
Le porte-avions américain USS Gerald Ford en Croatie pour des opérations de maintenance
-
Hausse des prix des carburants: manifestation de routiers sur l'A7
-
NBA: OKC rebondit, 41 points pour Doncic
-
Le pape Léon XIV débute son voyage éclair à Monaco avec le prince Albert II
-
F1: dominatrices, les Mercedes d'Antonelli et de Russell partiront en première ligne au Japon
-
Indonésie: 70 millions d'enfants privés de réseaux sociaux
-
Pour la troisième fois en moins d'un an, l'Amérique appelée à manifester contre Trump
-
Monaco accueille le pape Léon XIV pour un voyage éclair et surprenant
-
La guerre au Moyen-Orient entre dans son deuxième mois, Washington espère la finir sous deux semaines
-
Népal: l'ex-Premier ministre arrêté après la répression meurtrière de manifestations
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demie contre Lehecka, qui a rendez-vous avec Sinner en finale
-
Après un mois de guerre, les Etats-Unis espèrent parler prochainement avec l'Iran
-
En Thaïlande, des habitants des montagnes combattent incendies et clichés
-
Réveil enthousiaste des premiers voyageurs du nouveau train couchette Paris-Berlin
-
Le Congrès américain dans l'impasse pour mettre fin à la pagaille dans les aéroports
-
Les Etats-Unis espèrent des réunions prochaines avec l'Iran
-
Masters 1000 de Miami: Fils sans solution en demi-finale contre Lehecka
-
Les Bourses occidentales craignent les effets d'une guerre prolongée sur l'économie
-
Rarissime observation d'une naissance de cachalot sauvage
-
"On est prêts": les astronautes arrivent sur le pas de tir pour la mission vers la Lune
-
A l'issue du G7, les Etats-Unis promettent un arrêt prochain de la guerre en Iran
-
Tiger Woods de nouveau impliqué dans un accident de la circulation
-
Le faiseur de tubes Gims mis en examen dans une vaste affaire de blanchiment
-
Wall Street encore en nette baisse, la guerre fait craindre pour croissance et inflation
Après les influenceurs, place aux... "désinfluenceurs"
Face caméra, Valeria Fride brandit un tube de gloss. Mais au lieu d'en vanter les bienfaits comme on pourrait s'y attendre, cette jeune femme brune se lance dans une diatribe: "super collant", "très cher", teinte trop discrète. Verdict? "Je ne l'ai pas aimé".
La vidéo, postée sur TikTok, reprend tous les codes des influenceurs avec un but opposé: vous dissuader d'acheter le produit.
"C'est une version honnête de ce qu'on voit tous les jours sur les réseaux sociaux", explique Valeria Fride, 23 ans, à l'AFP.
Cela s'appelle le "deinfluencing", (la "désinfluence", en français). Le hashtag qui lui correspond est si populaire qu'il culmine début avril à plus de 430 millions de vues sur TikTok.
Ses tenants déconseillent, par exemple, d'acheter des savons hors de prix ou des haltères ultra-sophistiqués si on vient de se mettre au sport. Et n'hésitent pas à vous demander frontalement si vous avez "vraiment besoin de 25 parfums différents".
La tendance est rêvée par les plus convaincus comme une réponse à l'inflation affolante, voire un mouvement anticonsommation. Mais ne serait-elle finalement qu'une façon, pour les influenceurs, de se réinventer?
Ces petits princes du marketing sont devenus omniprésents sur les réseaux sociaux. A coups de vidéos, ils promeuvent mascara, thé, chaussures ou jeux vidéo... généralement contre rémunération.
Critiquer des produits va donc à l'encontre de leur modèle économique. Valeria Fride avoue d'ailleurs avoir eu "vraiment peur" de la réaction des marques.
Quand une des vidéos est devenue virale, "j'ai dit à ma mère: +maman, j'espère qu'ils ne vont pas me détester+".
Depuis, elle a pourtant reçu des propositions de partenariats venant d'entreprises qui ont apprécié ses vidéos de désinfluence. Signe, selon elle, que les marques évoluent et recherchent des "avis plus nuancés".
- 56 paires de chaussures -
Jessica Clifton, influenceuse américaine de 26 ans, explique elle que cette tendance a trouvé écho avec son expérience personnelle.
Il y a quelques années, elle prend conscience de l'impact écologique de sa consommation.
La jeune femme se rend compte qu'elle reçoit des vêtements commandés sur internet "quasiment tous les jours" et possède pléthore de fonds de teint et rouges à lèvres - "je ne sais même pas me servir de maquillage!" - ainsi que... 56 paires de chaussures.
"Je me suis dit: +mon dieu, comment est-ce que j'en suis arrivée là?+"
Pour prêcher la bonne parole, elle ouvre un compte dédié à la consommation responsable. Alors, en voyant la tendance de la désinfluence, "j'étais tellement contente", explique-t-elle.
Jessica Clifton poste elle-même plusieurs vidéos avec ce hashtag. Mais elle constate vite que de plus en plus de publications n'ont pas pour but de décourager la consommation, mais simplement de pousser à "acheter tel produit plutôt qu'un autre".
"Déçue", elle considère aujourd'hui que cette tendance a été en partie détournée par des influenceurs qui cherchent simplement à "gagner des abonnés".
- Authenticité -
Un rapide coup d'oeil aux dernières vidéos postées sur TikTok sous ce mot-clé montre d'ailleurs que, comme Jessica Clifton, beaucoup sont désenchantés.
Mais pour Lia Haberman, spécialiste du marketing de l'influence à UCLA Extension, la désinfluence étant la mode du moment sur l'application, cela pousse des utilisateurs à profiter de "toute cette attention" - et ce quelles que soient leurs convictions.
Voir dans ce mouvement une révolution anticonsommation est "une interprétation erronée", qui "ne correspond pas à la façon dont la tendance a émergé", ajoute-t-elle.
Selon le cabinet d'études Tubular Labs, la tendance - devenue véritablement virale en janvier - a émergé en septembre, avec une certaine Maddie Wells.
Loin d'être une militante acharnée, la jeune influenceuse utilisait simplement son expérience de vendeuse dans des magasins de cosmétiques pour expliquer quels produits décevaient les clients.
Il s'agissait de vidéos assez factuelles, "sans vraiment de jugement", et encore moins de revendication politique, explique Lia Haberman.
La désinfluence est un moyen de paraître honnête, alors que la parole des influenceurs "n'est plus perçue comme authentique" par le public, qui sait très bien qu'ils sont payés, estime Americus Reed II, professeur de marketing à la prestigieuse Wharton School of Business.
Il considère qu'il s'agit aussi, tout simplement, d'"une façon de se différencier". Même si au fond, selon lui, "un désinfluenceur reste un influenceur".
T.Bondarenko--BTB