-
La Banque mondiale s'inquiète des conséquences économiques de la guerre en Iran
-
Presse: nouvelles économies en vue au journal Sud Ouest, 50 départs envisagés
-
A la frontière libanaise, l'armée syrienne se renforce et découvre des tunnels attribués au Hezbollah
-
L'ex-plumassier du Lido condamné à dix ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur mineurs
-
Burundi: l'armée annonce 13 morts, tous civils, dans les explosions d'un dépôt de munitions, des "dizaines" de tués évoqués
-
300 tracteurs dans les rues de Vienne pour réclamer l'étiquetage de l'origine des produits
-
La Cour suprême se montre sceptique face à la volonté de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Pour Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, il faut fermer CNews
-
Foot: l'Espagne choquée par un nouvel "épisode inacceptable" de racisme dans un stade
-
A Téhéran, funérailles et "résistance" après un mois de guerre
-
Audiovisuel public: accusé de trop s'enrichir, Nagui se défend bec et ongles à l'Assemblée
-
La défense du Canada et de l'Arctique entre dans une nouvelle ère, explique la cheffe d'état-major à l'AFP
-
Une journaliste accuse Booba de l'avoir "jetée en pâture" à sa "meute" numérique
-
La Cour suprême débat de la tentative de Trump de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Le maire de Saint-Denis appelle à la fermeture de la chaîne CNews après des propos polémiques le visant
-
Rwanda, Ouzbékistan: ces pays où l'Europe envisage d'ouvrir des "hubs" pour migrants
-
Grèce: le procès de la collision ferroviaire de Tempé a repris sous les protestations des familles
-
Prix du carburant: les "surplus" de recettes fiscales, une manne en question
-
Cyclisme: Ganna double Van Aert in extremis pour remporter A Travers la Flandre
-
Commission sur l'audiovisuel public: Nagui accuse le rapporteur de l'avoir "jeté en pâture"
-
Le procès en appel d'Isabelle Adjani pour fraude fiscale a repris à Paris
-
Foot: l'Espagne à nouveau confrontée au fléau du racisme dans ses stades
-
En présence de Trump, la Cour suprême débat de sa tentative de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Wall Street ouvre en hausse, mise sur une désescalade au Moyen-Orient
-
Trump s'invite aux débats à la Cour suprême sur sa tentative de redéfinir la citoyenneté américaine
-
Artémis 2: En Floride, l'impatience de touristes venus assister à un "moment historique"
-
Scaf: Dassault défie Airbus malgré la médiation franco-allemande
-
Airbus mise sur la coopération hélicoptères-drones pour la guerre de demain
-
"Pitoyable" : les femmes russes sans enfants poussées à consulter un psy
-
Carburants: Lecornu veut utiliser le "surplus" fiscal pour décarboner l'économie
-
Réchauffement climatique: des printemps plus comme les autres pour les glorieux kapokiers de Hong Kong
-
Moyen-Orient: vent d'optimisme sur les marchés boursiers
-
Liban: un haut dirigeant du Hezbollah tué dans une frappe israélienne à Beyrouth
-
Guerre au Moyen-Orient: Dubaï, capitale du luxe en sursis
-
La CGT bloque un hypermarché Auchan à Bagnolet
-
La compagnie ferroviaire espagnole Renfe suspend son projet de liaison à grande vitesse entre l'Espagne et Paris
-
"Intenable": face à la flambée des prix, des transporteurs tournent au ralenti
-
Mondial-2026: toujours plus bas, la chute de l'Italie et du calcio
-
Mort de Cédric Chouviat: "usage disproportionné de la force", la famille cible la responsabilité de l'Etat
-
Burundi: des "dizaines" de morts dans l'incendie d'un dépôt de munitions de Bujumbura, selon des sources sécuritaires
-
Dans le nord du Pakistan, afflux de touristes pour la floraison des arbres fruitiers
-
Taxe petits colis: la France persiste et espère avoir forcé les plateformes à "changer de modèle"
-
Le SP95-E10 atteint 2 euros le litre dans l'Hexagone
-
Derrière l'attentat déjoué contre Bank of America, l'ombre d'un groupuscule pro-iranien
-
Grèce: le procès de la collision ferroviaire de Tempé a repris malgré les tensions
-
Une équipe franco-japonaise réussit à chiffrer un message grâce à l'ADN
-
Catacombes de Paris: la balade entre les morts se réinvente dès le 8 avril
-
Démission d'un chef des renseignements après un scandale en Colombie
-
Moyen-Orient: la Bourse de Paris prend Trump au mot et rebondit
-
Liban: sept morts dans de nouvelles frappes d'Israël, qui veut occuper le sud
La Russie dit avoir arrêté des auteurs présumés de l'attaque ayant fait au moins 115 morts
Le Kremlin a annoncé samedi l'arrestation de 11 personnes, dont quatre assaillants dans l'attaque menée dans une salle de concert de la banlieue de Moscou la veille, qui a fait au moins 115 morts et a été revendiquée par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).
Les autorités russes n'ont pas réagi à la revendication de l'EI mais des responsables ont évoqué un supposé lien avec l'Ukraine. Vladimir Poutine ne s'est lui toujours pas adressé au Russes.
Kiev, qui avait nié toute implication dès vendredi soir, a rejeté les accusations russes "absurdes" samedi. "L'Ukraine n'a pas le moindre lien avec l'incident", a martelé le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak.
Le président russe s'est entretenu avec des dirigeants étrangers et a remercié les secouristes dans un communiqué écrit vendredi, mais il ne s'est pas exprimé publiquement sur l'attaque contre le Crocus City Hall, la plus meurtrière dans le pays depuis une vingtaine d'années et la plus sanglante en Europe à avoir été revendiquée par l'EI depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris.
Le Kremlin a annoncé samedi "l'arrestation de 11 personnes, dont quatre terroristes impliqués dans l'attentat".
Le FSB a affirmé que les suspects avaient des "contacts appropriés du côté ukrainien" et comptaient fuir dans ce pays, sans fournir d'autres détails sur la nature de ces liens ni de preuve de leur existence.
Le député Andreï Kartapolov, président de la commission de la Défense à la Douma, a dit qu'une implication de l'Ukraine ne pouvait "pas être exclue".
Le bilan s'est alourdi samedi à 115 morts, a annoncé le Comité d'enquête. Il devrait encore augmenter, car les recherches se poursuivent et pourraient prendre des jours.
Les assaillants auraient utilisé des "armes automatiques" et auraient provoqué un vaste incendie dans le bâtiment avec un "liquide inflammable", ont ajouté les enquêteurs.
Les victimes ont été tuées par balles ou en inhalant les fumées de l'incendie, selon les enquêteurs.
- EI -
L'EI, que la Russie combat en Syrie et qui est actif aussi dans le Caucase russe, a déjà commis des attentats dans le pays depuis la fin des années 2010. Mais le groupe n'y avait jamais revendiqué une attaque d'une telle ampleur.
Il a affirmé sur l'un de ses comptes Telegram que ses combattants avaient "attaqué un grand rassemblement (...) dans les environs de la capitale russe Moscou".
L'organisation jihadiste a déclaré que son commando avait ensuite "regagné sa base en toute sécurité".
Cet assaut, dont les médias russes ont commencé à faire état vers 20H15 à Moscou (17H15 GMT), a été mené par plusieurs individus armés au Crocus City Hall, situé à Krasnogorsk, à la sortie nord-ouest de la capitale russe.
L'incendie a "complètement brûlé" la salle de concert, a expliqué le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov.
Anna, 40 ans, qui s'y trouvait avec son mari, a dit samedi à l'AFP avoir "couru vers la sortie" dès qu'elle a entendu des bruits de claquement, qui étaient en fait des tirs.
"J'étais stressée. Les gens se piétinaient, il y avait une bousculade", a-t-elle relaté, expliquant que son époux était "tombé" mais qu'ils avaient finalement pu s'enfuir.
L'ambassade américaine en Russie avait averti il y a deux semaines ses citoyens qu'elle "suivait de près des informations selon lesquelles des extrémistes ont des plans imminents de cibler de grands rassemblements à Moscou, y compris des concerts".
Mardi, Vladimir Poutine avait dénoncé des déclarations "provocatrices" et "une volonté d'intimider et de déstabiliser notre société".
- "En deuil" -
Malgré la revendication de l'EI, de nombreuses questions restent en suspens.
Selon des médias russes et le député Alexandre Khinstein, certains des suspects sont originaires du Tadjikistan.
Les autorités de ce pays d'Asie Centrale ont affirmé n'avoir "pas reçu de confirmation des autorités russes concernant les fausses informations qui circulent actuellement sur l'implication de citoyens tadjiks".
Le Tadjikistan, frontalier de l'Afghanistan où l'EI est actif, a été confronté depuis son indépendance de l'Union soviétique en 1991 à une multitude de mouvements armés islamistes. Ces dernières années, des citoyens du pays ont été accusés d'avoir été liés à des attaques jihadistes, notamment en Iran.
Samedi, la police et les forces spéciales étaient encore déployées devant et dans le Crocus City Hall, le haut du bâtiment étant noirci et partiellement détruit par les flammes de la veille, sous un ciel gris.
Des centaines de secouristes déblayaient les débris, le toit s'étant effondré dans l'auditorium.
Dès le matin, de longues files d'attente s'étaient formées devant certains centres de dons du sang à Moscou, d'après des images des médias d'Etat.
Dans des arrêts de bus sont également apparus des affiches montrant une bougie et l'inscription: "Nous sommes en deuil 22/03/2024", la date de l'attaque.
Les mesures de sécurité ont été renforcées et plusieurs événements publics ont été annulés.
La communauté internationale a dénoncé cet assaut, l'UE et l'Espagne se disant "choquées" et la Maison Blanche "aux côtés des victimes".
Le porte-parole du ministère afghan des Affaires étrangères a assuré "condamner dans les termes les plus forts" cet acte.
J.Fankhauser--BTB