-
Les Bourses européennes ouvrent en hausse grâce au recul du pétrole
-
L'administration Trump approuve des pesticides, des PFAS dangeureux selon chercheurs et ONG
-
En Thaïlande, le "Dry January" dure trois mois
-
Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran
-
Former les "chirurgiens du futur" à l'utilisation de robots
-
Pour l'équipe de "Ted Lasso", revenir sur le terrain a été "ridiculement facile"
-
La bataille en France d'une Britannique pour obtenir des investigations sur Gérald Marie, figure des agences de mannequins
-
Aux Etats-Unis, la fièvre protéinée muscle l'industrie laitière
-
Afflux de migrants à Ceuta: Madrid compte 72 morts, Rabat 11
-
Une école du Népal pleure son héros, l'alpiniste Nirmal Purja
-
Brésil: "en pleine forme", Lula se lance à 80 ans dans sa dernière bataille
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta, selon Madrid
-
L'Iran dit être proche d'un accord sur Ormuz avec le sultanat d'Oman
-
Grèce : deux morts dans une collision d'hélicoptères qui combattaient un incendie
-
Sur le toit du monde il y a deux semaines, Infantino désormais fragilisé comme jamais
-
Brésil: Lula se dit "en pleine forme" à 80 ans et se lance dans sa dernière bataille
-
Rongées d'inquiétude, des familles marocaines sans nouvelles de leurs proches partis à Ceuta
-
Tour de France Femmes: Ma Petite Entreprise, le vélo coopératif
-
Tour Femmes: Wiebes récidive et conforte son maillot jaune lors de la 2e étape
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, sous l'ombre de Trump
-
La Grèce à son tour frappée par de violents incendies et une météo extrême
-
Trump suspend les frappes contre l'Iran sous condition d'un accord rapide
-
Pétrole : l'Opep+ augmente à nouveau ses quotas de production et boucle un cycle
-
Au moins 72 migrants morts en voulant gagner l'enclave de Ceuta
-
Incendie dans un entrepôt en Moselle: la préfecture appelle quelque 30.000 habitants à se confiner
-
Pakistan: le corps de Nirmal Purja retrouvé après l'avalanche au Broad Peak, aucun survivant
-
"Le plus dur, c'est de voir les maisons brûler": des pilotes de la Sécurité civile racontent leur combat contre le feu depuis les airs
-
Royaume-Uni : Andy Burnham plaide pour une constitution écrite
-
Incendie sur un ferry en Indonésie: 5 morts, 41 disparus, 225 survivants
-
Intelligence artificielle: de nouveaux pouvoirs à la disposition de l'UE
-
Sri Lanka: l'armée déployée pour une nouvelle émeute en prison
-
Incendies en Grèce: situation "extrêmement difficile" en raison de vents violents
-
Incendies: situation stable dans le Var et en Gironde, les pompiers poursuivent leurs efforts
-
La Corée du Sud enregistre un nouveau record de température, à 42,5°C
-
Décès à 80 ans de Vincent Pastore, l'indic "Big Pussy" dans "Les Soprano"
-
En Bourgogne, les éleveurs d'escargots "en première ligne" du dérèglement climatique
-
Après la canicule, la France organise la renaissance de ses ponts
-
Quand l'IA commet une cyberattaque toute seule, qui est responsable légalement?
-
Incendie en Gironde: situation "stable" dimanche, le feu "n'évolue plus", selon la préfecture
Macron plaide pour "une Europe puissance d'avenir", les élus doutent de sa capacité d'action
Le président français Emmanuel Macron a plaidé mercredi devant le Parlement européen pour faire de l'Union européenne "une puissance d'avenir", mais sa capacité d'action a été mise en doute par le télescopage avec la campagne pour l'élection présidentielle d'avril en France.
"Nous devons retrouver ensemble une Europe puissance d'avenir, c'est-à-dire une Europe apte à répondre aux défis climatiques, technologiques, numériques mais aussi géopolitiques; une Europe indépendante en ce qu’elle se donne encore les moyens, de décider pour elle-même de son avenir, et de ne pas dépendre des choix des autres grandes puissances", a-t-il soutenu.
"Nous n'avons pas besoin de mots, mais d'actions", lui a répondu l'Allemand Manfred Weber, président du Parti populaire européen, la droite pro-européenne, première force du Parlement, qui a ouvertement soutenu la candidature de Valérie Pécresse (droite) à la présidentielle française.
"Tous les six mois, nous accueillons ici, dans cette enceinte, une nouvelle présidence. Pour nous, c'est une sorte de routine et parfois, je dois même dire, une sorte de routine ennuyeuse, parce que sur les grandes questions à l'ordre du jour, nous entendons tous les six mois la même chose", a-t-il déploré.
Emmanuel Macron venait d'exposer les ambitions du semestre de présidence française du Conseil de l'UE (PFUE) et de plaider pour la création d'un "nouvel ordre de sécurité" avec l'Otan face à la Russie, sur fond de fortes tensions à propos de l'Ukraine.
"Nous devons le construire entre Européens, puis le partager avec nos alliés dans le cadre de l'Otan, puis ensuite le proposer à la négociation à la Russie", avait expliqué le président français.
"Cette présidence n'entrera pas dans l’histoire grâce à vos talents d’orateurs, mais grâce à ce que tous ensemble nous serons capables de réaliser", a averti la présidente du groupe socialiste (deuxième groupe au Parlement), l'Espagnole Iratxe Garcia Perez.
- Rappel à l'ordre -
Les six intervenants suivants ont été des élus français et le débat a basculé dans la campagne électorale.
La nouvelle présidente du Parlement européen, la Maltaise Roberta Metsola, a été contrainte à un rappel à l'ordre. "Je vous rappelle qu'ici, ce n'est pas la campagne présidentielle française", a-t-elle averti, sans être écoutée.
Emmanuel Macron n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature pour un second mandat, et ses opposant l'accusent d'utiliser la présidence de l'UE pour faire campagne sans le dire.
Depuis son élection en 2017, célébrée au son de l'hymne de l'UE, Emmanuel Macron se pose en chef de file des pro-Européens face aux "nationalistes" et "populistes".
Dans son discours, il a affirmé que "ni le retour au nationalisme, ni la dissolution de nos identités ne seront les réponses à ce monde qui advient", marqué par "le retour du tragique de l'histoire". La priorité est de défendre l'Etat de droit, qui "est notre trésor", et "il s'agit partout de reconvaincre les peuples qui sont éloignés".
Il faut "actualiser" la Charte des droits fondamentaux , afin d'être "plus explicites" sur la protection de "l'environnement et le droit à l'avortement", a-t-il soutenu, au lendemain de l'élection d'une présidente du Parlement opposée à l'IVG. Roberta Metsola a soutenu cette demande.
L'avortement relève de la compétence des Etats et Malte est le seul des 27 où il est complètement interdit.
Roberta Metsola a affirmé à Emmanuel Macron qu'il pouvait "compter" sur les eurodéputés "pour apporter des réponses" aux propositions de la PFUE.
Les interventions des élus français ont été souvent virulentes.
"Votre Europe ne sera jamais la nôtre (...) Vous resterez dans l'histoire comme le président de l'inaction climatique, vous préférez procrastiner (...) plutôt que sonner la mobilisation générale", a lancé l'écologiste Yannick Jadot, seul candidat à la présidentielle en France élu à Strasbourg.
"Personne ne croit vraiment au calendrier de la présidence française. Il servira plus à la campagne" pour la présidentielle française, a déploré François-Xavier Bellamy, élu les Républicains (droite pro-européenne). "Ce semestre sera en fait un trimestre d'actions", a pour sa part souligné la socialiste Sylvie Guillaume.
Emmanuel Macron s'est attaché a répondre à chacune des critiques pendant cinq heures. Il a promis des propositions et des décisions et évoqué plusieurs sommets, sur les océans, avec l'Afrique, avec l'Amérique Latine.
I.Meyer--BTB