-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Des scientifiques alertent sur le danger d'un réchauffement climatique qui s'auto-alimente
Avec le réchauffement de la planète, la banquise fond et la perte de sa surface blanche, qui réfléchissait davantage les rayons du Soleil que l'océan plus sombre, entraîne une hausse accrue des températures. Résultat: la banquise fond encore davantage.
Ce type de cercle vicieux, appelé par les scientifiques une boucle de rétroaction, constitue une source d'inquiétude grandissante pour les experts du climat.
Des chercheurs ont publié vendredi dans la revue One Earth la liste la plus complète à ce jour, selon eux, de ces réactions en chaîne qui s'auto-alimentent.
Et ils tirent la sonnette d'alarme: leur effet sur la planète pourrait être sous-estimé par les modèles climatiques actuels, dont la justesse est pourtant cruciale pour guider les prises de décisions politiques, notamment en matière de réduction de gaz à effet de serre.
Les chercheurs appellent ainsi à une "immense mobilisation internationale" de la communauté scientifique pour mieux évaluer l'impact de ces boucles de rétroaction. Ils réclament notamment un rapport supplémentaire du Giec, le groupe d'experts climat de l'ONU, dédié à ce problème.
Ils appellent également à une action climatique "immédiate et colossale" pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, face à la "potentielle menace majeure" posée par ces boucles de rétroaction.
Certaines d'entre elles sont en effet associées à ce que les scientifiques appellent des "points de basculement" climatiques, tels que l'effondrement de la calotte glaciaire du Groenland ou de l'Antarctique, qui entraînerait une montée des eaux catastrophique.
- "Effrayant" -
Pour mieux faire comprendre ce qu'est une boucle de rétroaction, Christopher Wolf, co-auteur de l'étude, dresse une comparaison: lors d'une panique bancaire, les clients retirent en masse leur argent, par peur que leur banque ne s'effondre. Mais ce comportement ne fait qu'augmenter le risque de faillite, poussant encore plus de gens à se rendre aux guichets -- et ainsi de suite.
Au total, les chercheurs ont dénombré 41 boucles de rétroaction climatiques: 27 positives, c'est-à-dire renforçant le réchauffement de la planète, sept négatives, et sept à l'effet encore incertain.
Certaines sont "effrayantes", a confié à l'AFP William Ripple, également co-auteur de l'étude. Comme le dégel du permafrost (ou pergélisol) en Arctique, qui relâche dans l'atmosphère des gaz à effet de serre jusqu'ici pris dans la glace, notamment du méthane. Ces gaz alimentent ainsi un réchauffement accru, et donc la poursuite du dégel.
De la même façon, les incendies, qui se multiplient à cause du changement climatique, rejettent du CO2 aggravant la hausse des températures.
Pour établir cette liste, les chercheurs ont passé en revue toute la littérature scientifique sur le sujet.
Certaines boucles de rétroaction ont été découvertes récemment, et d'autres pourraient encore l'être dans un futur proche, note l'étude.
Leur intensité peut varier dans le temps, et si certaines peuvent agir sur le très long terme, elles peuvent aussi un jour ou l'autre avoir une fin (le permafrost complètement dégelé, la banquise complètement disparue).
"Si nous pouvons avoir une bien meilleure compréhension des boucles de rétroaction et faire les changements nécessaires (...) nous pourrions encore avoir le temps de limiter les dégâts", explique l'étude.
"A l'inverse, si les pires risques posés par les boucles de rétroaction et les points de basculement ont été sous-estimés, le futur d'une planète habitable pourrait être en jeu."
D.Schneider--BTB