-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Le squelette du mammouth de Durfort s'est refait une beauté
Le squelette du mammouth de Durfort, exemplaire exceptionnel d'une espèce disparue il y a environ un million d'années, trône en majesté depuis mardi au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) à Paris, après une restauration complète.
A l'étage de la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée, au-dessus du cortège immobile et silencieux des squelettes de vertébrés, le mammouth domine la salle dédiée aux fossiles, grands et petits. Maintenu dans son corset de fer noir, il en impose jusqu'au diplodocus qui accueille le visiteur.
"C'est l'emboîtement de trois histoires", raconte le président du MNHN Bruno David, en présentant le proboscidien (ordre des mammifères avec une trompe).
Et d'abord celle du mammouth méridional, une espèce "plutôt glabre" et particulièrement imposante, à plus de quatre mètre au garrot et une dizaine de tonnes. Dont l'exemplaire domine largement celui du mammouth laineux placé à ses côtés.
C'est aussi l'histoire de sa découverte par "deux amis en calèche", sur un chemin du Gard, en 1869 près de Durfort. Le morceau de canalisation aperçu dans un fossé était en fait une molaire. Avec des fouilles interrompues par la guerre de 1870, le squelette "passera deux ans sur place" après son excavation.
La dernière histoire est celle de son séjour au muséum, depuis sa présentation au public en 1898 jusqu'à la décision de sauver ses restes, abimés par la pollution, le chauffage au charbon ou le tripotage des visiteurs. "Sa restauration, comme celle d'un vieil appartement, a réservé des surprises", raconte Bruno David.
Au fil des décennies, plâtre et bois, cires et vernis, ont été appliqués comme autant de cautères ou de cache-misère. "C'était un patchwork structurel et visuel" confirme Catherine Crocq, cheffe du projet de restauration chez Aïnu, l'entreprise de services muséographiques sollicitée pour la rénovation.
- Embourbé dans les marais -
Dans ce "métier de l'invisible", où le résultat du travail doit être imperceptible à l’œil, décision a été prise, par Bruno David, de conserver des artifices de qualité, comme certaines côtes faites de bois. La restauration a permis aussi de corriger des aberrations anatomiques, comme un cou trop long ou la courbure de la queue. Ou encore remettre l'animal dans sa démarche d'amble, comme celle des éléphants.
En revanche, le muséum n'a pas réussi à faire plier l'architecte en chef des monuments historiques sur la forme du crâne, sérieusement remodelé au XIXe siècle, et plutôt caractéristique de celui d'un éléphant d'Asie... Une tomographie, réalisée avec l'aide du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), a permis sa numérisation en 3D et révélé les matériaux utilisés pour la reconstitution.
Les travaux, qui ont impliqué une pléiade de spécialistes et techniciens trois ans durant, ont aussi revisité le site des origines du mammouth. "Jusqu'à aujourd'hui on sait seulement qu'il vivait il y a entre 800.000 et 1,2 million d'années", rappelle Régis Debruyne, paléogénéticien au MNHN.
Le scientifique a effectué deux missions près du gisement d'origine et trouvé sur la même strate des dents d'hippopotame, dont l'analyse radio-géochronologique, toujours en cours, devrait permettre d'affiner l'âge du fossile.
Notre mammouth a vécu à une période interglaciaire, dans un paysage de prairies et forêts méditerranéennes continentales, se nourrissant de fruits et d'herbes.
Il est mort "assez jeune, à environ 25 ans, alors qu'il aurait pu en atteindre peut-être 75", selon Cécile Colin-Fromont, muséographe responsable de la Galerie de paléontologie et d'anatomie comparée.
Remarquablement conservé, "il vivait près d'un grand marais, où il a fini ses jours embourbé". Pour quelle raison? Maladie? Blessure? Manque d'attention? Nul ne le sait.
L.Dubois--BTB