-
Pétrole: l'AIE "prête" à un autre déstockage "si nécessaire" après une demande du Japon
-
Russie: près de 400 drones ukrainiens abattus, un port touché
-
En Chine, la mode des animaux exotiques laisse le bien-être en suspens
-
Avant les barrages du Mondial-2026, des Azzurri devenus bien pâles
-
Nouvelles vagues d'attaques au Moyen-Orient, les négociations Washington-Téhéran restent à confirmer
-
K-pop: le concert du retour de BTS vu par 18,4 millions de personnes
-
Au moins 9 morts dans des raids israéliens contre le sud du Liban
-
Guerre au Moyen-Orient: Trump fait passer un plan de paix, Téhéran désserre l'étreinte sur Ormuz
-
Chili : le gouvernement Kast retire son soutien à la candidature de Michelle Bachelet à l'ONU
-
Meta déclaré responsable de mise en danger de mineurs par un tribunal du Nouveau-Mexique
-
Liban: Israël veut s'emparer d'une zone du sud, le Liban sévit contre l'ambassadeur d'Iran
-
Dans le vieux Delhi, l'inéluctable disparition des "havelis"
-
Le Pinot noir actuel était déjà cultivé en France au Moyen-Age
-
Le ministre de l'Economie français évoque "un nouveau choc pétrolier"
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux circonspects quant à la possibilité d'une trêve
-
L'économie française "percutée" par la guerre au Moyen-Orient, selon l'Insee
-
Venezuela: le chavisme est "affaibli" par Trump, dit l'opposante Maria Corina Machado à l'AFP
-
Adriana Karembeu visée par une enquête pour soustraction aux obligations parentales
-
Masters 1000 de Miami: Fils bat Vacherot et retrouve les quarts
-
Décharges sauvages: le procès Nestlé se poursuit, sans expertise supplémentaire
-
Foot: Salah et Liverpool, la fin d'une belle histoire d'amour
-
Psychiatrie à l'hôpital de Melun: de "graves atteintes aux droits" constatées
-
Ouverture du procès d'une rocambolesque tentative d'extorsion envers Saad Lamjarred
-
Jeux vidéo: Epic Games licencie 1.000 personnes, cite une moindre popularité de "Fortnite"
-
C1 féminine: l'OL Lyonnes en ballottage défavorable en quarts face à Wolfsburg
-
TF1 annonce la fin de l'émission Téléfoot en juin
-
Guatemala: le ministre de la Défense assure combattre les gangs "sans abus" des droits humains
-
Bolloré étrille la gestion de l'audiovisuel public et défend ses médias "libres"
-
Première mondiale : une équipe du Cern parvient à transporter de l'antimatière
-
La Bourse de Paris reste prudente face aux incertitudes sur le Moyen-Orient
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux hésitent quant à une sortie de crise rapide
-
Laits infantiles: les députés se penchent sur l'action de l'Etat et des industriels
-
Bolloré sur Morandini: "justice est passée et maintenant miséricorde doit passer"
-
Foot: de l'Atlético à Orlando, Griezmann s'offre une dernière danse aux Etats-Unis
-
Dictature argentine, 50 ans après: marche contre l'oubli, lutte pour la mémoire
-
"Plus de 400 drones" russes contre l'Ukraine, l'une des pires attaques en plein jour, selon l'armée à l'AFP
-
La Nasa suspend son projet de station orbitale et va créer une base sur la Lune
-
Ski alpin: Shiffrin intraitable en slalom pour se rapprocher d'un 6e gros globe de cristal
-
Les mammifères ne peuvent pas être clonés indéfiniment
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud, selon le chef de la diplomatie à l'AFP
-
Une flottille d'aide humanitaire arrive à Cuba, plongée dans la crise
-
Wall Street minée par le rebond du pétrole
-
Voiture incendiée dans le quartier juif d'Anvers: enquête pour participation à un groupe terroriste
-
L'Afghanistan libère un prisonnier américain
-
Pédocriminels : en Autriche, des familles face au mur du silence
-
Liban: Paris exhorte Israël "à s'abstenir" de s'emparer d'une zone du sud (chef de la diplomatie à l'AFP)
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux sceptiques quant à une sortie de crise rapide
-
Dossiers Epstein: la banque Edmond de Rothschild perquisitionnée vendredi à Paris (sources proches du dossier à l'AFP)
-
Top 14: Heguy (Bayonne) hospitalisé depuis deux mois à cause d'un syndrome rare
-
Désinformation: tout le monde est (plus ou moins) vulnérable, selon une étude de l'Arcom
Les punaises de lit, petites bêtes mais grands traumas
"Ne plus jamais revivre ça": en plus de provoquer des piqûres désagréables, les punaises de lit peuvent plonger leurs victimes dans une grande détresse psychologique, entraînant troubles du sommeil, anxiété, voire dépression ou stress post-traumatique.
Cela ne fait pas si longtemps qu'Anne Bertrand, 43 ans, parvient à relater ce qu'elle a vécu. C'était à Londres, en 2016. "Un soir d'été, je me suis réveillée en voyant des petites bestioles qui marchaient sur ma peau et sur mon lit".
Après quelques minutes passées sur internet, elle comprend qu'il s'agit sans doute de punaises de lit. Un premier traitement par une entreprise spécialisée s'avère peu efficace: "On m'a expliqué que je devais rester dans l'appartement pour obliger les insectes à sortir en faisant office d'+appât+ !", se souvient-elle avec horreur. "Je dormais en me réveillant toutes les demi-heures, car je savais que j'allais me faire piquer".
Elle savoure trois semaines de "paix", avant que les punaises ne réapparaissent.
Deux, trois, quatre traitements plus tard, elles n'avaient toujours pas disparu... "Avant que je comprenne que tout l'immeuble était infesté mais personne n'avait rien dit", soupire Anne Bertand.
Au bout de six mois, elle se résout à déménager en ayant au préalable "jeté les trois quarts de ses affaires".
Mais elle n'est pas sortie indemne de cet épisode.
- "Un cauchemar" -
"Je n'avais quasiment pas dormi pendant six mois, mon cerveau n'était plus en état de fonctionner: je me suis complètement effondrée", raconte-t-elle. Elle a été arrêtée au travail. On lui a diagnostiqué une "dépression" et un "grave syndrome de stress post-traumatique".
"Je ne le souhaite à personne, c'est très dur à supporter, c'est un cauchemar", témoigne aussi Najet, 50 ans (qui ne souhaite pas donner son nom). Cette mère de trois enfants a mis près de deux ans à se débarrasser des punaises de lit qui ont bouleversé son quotidien: "Je suis devenue complètement parano, on m'a mise sous anti-dépresseurs".
Pendant des mois, "on ne vivait plus, je ne voulais plus que personne vienne à maison, il y avait des tensions car on dormait tous très peu...", énumère-t-elle.
Si les piqûres de l'insecte ne présentent pas de risque de maladie grave, les conséquences psychologiques de ses infestations sont souvent sous-estimées.
Or elles peuvent être sévères. "Bien souvent on ne peut plus dormir, ce qui équivaut à une vraie torture", décrit Pascal Delaunay, parasitologue et entomologiste médical au CHU de Nice.
"Aucun autre insecte ne s'incruste comme cela dans votre logement, votre sécurité, votre lit, votre intimité. Rien que la méthode de lutte est traumatisante puisque même si un désinsectiseur vient chez vous, il faut participer" en nettoyant son logement ou en jetant ses affaires, explique-t-il. "C'est la double peine".
- "Obsession" -
"Pour un certain nombre de personnes, cela tourne à l'obsession", souligne aussi Jerome Goddard, professeur d'entomologie à la Mississipi State University, aux Etats-Unis.
Il a analysé une centaine de messages Internet concernant des infestations de punaises de lit. La majorité (81%) évoquaient des effets psychologiques et émotionnels modérés à graves après les piqûres (cauchemars, hyper vigilance, insomnie, anxiété...).
Parmi les sentiments partagés par certaines victimes: l'impression de ne pas y arriver, de ne pas s'en sortir. Depuis que son logement a été infesté en avril, Sana Gnaoui, 40 ans, "n'arrête pas de pleurer". "Mon appartement ressemble à un camping; J'ai jeté un lit, tous les matelas, bouché toutes les plinthes, abîmé mes habits en les lavant à 60°...".
Malgré tout cela, malgré des traitements par des professionnels, "je n'ai pas confiance, je me lève plus tôt le matin pour chercher s'il y a des punaises dans les placards", confie cette agent d'entretien qui a désormais besoin de calmants pour dormir. "Elles ont détruit ma vie".
Les experts sont unanimes: en cas de besoin, il ne faut pas hésiter à se faire aider par un professionnel de santé mentale. Tout en se voulant rassurants: on peut venir à bout des punaises de lit.
I.Meyer--BTB