-
Nathalie Baye emportée par une maladie neurodégénérative à 77 ans
-
A Barcelone, des dirigeants internationaux de gauche veulent "renforcer" la démocratie
-
L'Iran verrouille de nouveau le détroit d'Ormuz face au blocus américain
-
Amstel Gold Race: Evenepoel grand favori en l'absence de Pogacar
-
Nathalie Baye en six films
-
Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses
-
L'actrice française Nathalie Baye est morte, annonce sa famille à l'AFP
-
Nathalie Baye, la discrète en majesté
-
Des chamans IA prédisent l'avenir en Corée du Sud
-
Face à Trump, les armes passent à gauche aux Etats-Unis
-
Jeux vidéo rendus inutilisables: des citoyens en colère interpellent l'UE
-
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
-
Guerre en Iran: hausse de 4 à 5% des prix en rayon à venir, selon l'UFC Que Choisir
-
Décès de l'actrice Nadia Farès à 57 ans après un malaise dans une piscine
-
Coupe du Roi: Griezmann enfin récompensé avec l'Atlético ?
-
Barrages NBA: Curry et les Warriors éliminés par Phoenix, Orlando en play-offs
-
A Barcelone, Pedro Sánchez réunit des dirigeants de gauche dans un front antiréactionnaire
-
L'extrême droite européenne se rassemble à Milan
-
Léon XIV poursuit sa tournée africaine marathon en Angola
-
L'Iran menace de refermer le détroit d'Ormuz si le blocus américain se poursuit
-
Décès de l'actrice Nadia Farès à 57 ans, après un accident en piscine
-
La Cour suprême américaine donne raison à Chevron dans une affaire de négligence environnementale
-
Ligue 1: Lens arrache la victoire contre Toulouse et s'accroche à son rêve européen
-
Réouverture d'Ormuz: vif regain d'optimisme sur les marchés mondiaux
-
Foot: Griezmann veut savourer ses derniers moments avec l'Atlético
-
Dans la banlieue sud de Beyrouth dévastée, un timide espoir de paix
-
Le Liban travaille à "un accord permanent" après le cessez-le-feu avec Israël
-
Wall Street pousse un nouveau soupir de soulagement avec la réouverture d'Ormuz
-
La reprise d'entreprise, "grande cause économique nationale" des prochaines années pour Papin
-
La Bourse de Paris bondit avec la réouverture du détroit d'Ormuz
-
Meubles: après le boom post-Covid, un marché toujours grippé
-
Etudes de santé: le gouvernement revient à la voie unique pour la première année
-
Ormuz rouvert, Trump dit à l'AFP qu'il ne reste pas de "points de blocage" avec l'Iran
-
L'ancien maire d'Alençon Joaquim Pueyo réfute des accusations de viols
-
Médias et droits voisins: 21 millions collectés en 2025 par l'organisme DVP
-
Au Cameroun, le pape dénonce l'utilisation de l'IA pour alimenter "les conflits, les peurs et la violence"
-
Céline Dion célèbre la résilience dans une chanson inédite de Jean-Jacques Goldman
-
Ormuz rouvert, Trump dit à l'AFP qu'il ne reste pas de "points de blocage" avant un accord avec l'Iran
-
La Turquie espère "réduire les tensions" au Moyen-Orient lors d'un forum
-
Alstom paie en bourse ses ratés industriels de livraison
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux jubilent après la réouverture du détroit d'Ormuz
-
Les salariés des boulangeries et fleuristes indépendants pourront travailler le 1er mai 2026, annonce Lecornu
-
Dans la confrontation avec Trump, le pape révèle son vrai visage
-
Foot: Hervé Renard licencié par l'Arabie saoudite à deux mois du Mondial
-
ATP de 500 de Barcelone: Fils impressionne contre Musetti et s'offre une demie
-
Les Bourses européennes terminent en nette hausse après la réouverture du détroit d'Ormuz
-
Euro de judo: l'espoir Boulemtafes surprend Gaba, Deketer en argent
-
L'Iran rouvre le détroit d'Ormuz après l'entrée en vigueur de la trêve au Liban
-
Lufthansa: le conflit social "plus envenimé que jamais", selon un syndicat
-
Algues vertes: une association saisit la justice pour que l'Etat renforce ses actions
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
Envolée des prix de la matière première et problèmes d'approvisionnement: dans la "vallée du plastique", au coeur du département de l'Ain, la guerre au Moyen-Orient commence à peser sur les industriels.
Dans l'usine Francia, au sud d'Oyonnax, les granulés de plastique circulent dans des tuyaux métalliques, comme un concert de bâtons de pluie, avant d'être liquéfiés puis moulés en spatules de boulangerie ou supports de cartes SIM.
L'entreprise de 75 salariés utilise plus de 200 polymères, issus du pétrole, pour produire chaque jour des centaines de milliers de pièces destinées à plusieurs secteurs: alimentaire, paramédical, automobile, etc.
"Pour certaines références, on commence à avoir des reculs de livraison, voire des ruptures de stock", relève auprès de l'AFP son président Ivan Audouard, 52 ans.
Depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran fin février, et avec le blocage du détroit d'Ormuz, le pétrole du Moyen-Orient se fait plus rare et difficile à acheminer.
Son cours a flambé, et avec lui, celui du plastique, un de ses dérivés, raffiné puis transformé en naphta, avant de devenir de petites billes.
"La hausse a été très violente", explique Christophe Desbrosses, président de l'association des Acteurs économiques de la Plastics Vallée (AEPV) qui regroupe près de 350 entreprises et 15.000 salariés dans le Haut-Bugey.
"Sur certaines matières, les prix ont presque doublé au lendemain du début du conflit", raconte-t-il, déplorant aussi un "effet d'aubaine" chez certains fournisseurs.
"On n'a jamais vu ça, c'est de la folie", résume Simon-Pierre Auvachey, dirigeant de l'entreprise familiale Buathier, près d'Oyonnax.
Le polypropylène, un plastique très courant qu'il utilise pour fabriquer notamment des biberons ou des accessoires de parapharmacie, est passé de 1.400 à quasi 2.500 euros la tonne, témoigne-t-il.
Pour ce type de produits, où la matière première peut représenter jusqu'à 40% du prix de revient, la répercussion sur le prix de vente est parfois rédhibitoire: "À ce niveau, nos clients ne peuvent pas acheter".
Chez Francia, Ivan Audouard juge difficile, dans ce contexte, de conserver de bonnes relations avec les clients. "C'est là où c'est le plus dur, il faut renégocier les prix tout le temps."
- "Dans le brouillard" -
Les deux entreprises travaillent aussi des plastiques techniques ou issus d'un pétrole provenant d'autres régions, moins touchés par la volatilité actuelle.
Grâce à cela, "on traverse les crises en souffrant, mais on reste debout", souligne M. Auvachey, évoquant la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine qui avaient déjà fragilisé le secteur.
Plus au sud à Saint-Vulbas, dans le parc industriel de la plaine de l'Ain, Fabrice Bachelier, 55 ans, directeur général d'Utz France, est épargné pour l'instant grâce aux stocks qu'il avait constitués avant l'envolée des coûts.
Son entreprise (95 salariés) fabrique des bacs empilables. Il lui reste encore assez de matière dans ses silos pour tenir ses commandes jusqu'à l'été.
En revanche, les nouvelles commandes se font rares. "Les clients n'arrêtent pas leurs projets, mais ils les repoussent. Ils attendent que la situation redevienne normale".
Si celle-ci ne s'améliore pas, il n'aura pas la trésorerie suffisante pour remplir à nouveaux ses stocks avec du plastique à prix fort, et se contentera de commander ce que ses clients se seront engagés à payer.
"Les entreprises arrivent à gérer, mais disons qu'elles naviguent dans le brouillard", estime Christophe Desbrosses de l'AEPV.
"J'ai peur que pour certains, cette crise soit celle de trop", s'inquiète Bibiane Barbaza, responsable des affaires économiques de Polyvia, syndicat national des industriels de la plasturgie et des composites.
Et même si la guerre se terminait demain, "tout ne va pas se débloquer d'un seul coup", prévient-elle: les raffineries ou les sites pétrochimiques, lorsqu'ils n'ont pas été endommagés par des frappes, mettront plusieurs mois à redémarrer.
Par ailleurs, elle craint l'effet "papier toilette" comme au début de la crise du Covid-19, quand les clients se jetaient sur les produits dès leur mise en vente, et aggravaient les pénuries.
L.Dubois--BTB